Moulay Bousselham — Lagune
Données partiellesMoulay Bousselham — Lagune est un spot à eau plate, fond moyen, sans marées notables, en Maroc. Idéal entre 15 et 32 nœuds, mai à septembre.
Atlantique : amplitude 2-3m. Lagune influencée par les marées — certaines zones inaccessibles à marée basse.
Découvrir Moulay Bousselham — Lagune
Moulay Bousselham, petit village balnéaire à mi-chemin entre Tanger et Rabat, posé à l’embouchure de la lagune de Merja Zerga — la plus grande zone humide du Maroc, classée réserve RAMSAR. Le site a deux visages : la lagune intérieure, plate, peu profonde et abritée derrière un cordon de sable, et l’océan ouvert avec sa longue plage et ses vagues. Vent thermique d’été, eau plate à marée haute, mais une passe à fort courant et une réserve à oiseaux dont le statut pour le kite reste à confirmer.
Moulay Bousselham, c’est d’abord un lieu de nature avant d’être un spot de kite. Le village balnéaire est posé à l’embouchure de la Merja Zerga, plus grande zone humide du Maroc, une lagune que l’on découvre en barque à oiseaux bien plus qu’en aile. Tout le site se lit à travers deux plans d’eau. La lagune, au sud du village et derrière un cordon de sable, est plate, peu profonde — environ un mètre cinquante en moyenne — et abritée : par bon vent thermique, elle peut se kiter dans presque toutes les directions et fait un terrain d’apprentissage naturel. L’océan, lui, c’est la longue plage ouverte, avec ses vagues, exposée. Sur l’océan, le vent dominant — thermique d’été et alizé — vient du nord-nord-est ou du sud-sud-ouest et souffle sideshore, le long de la plage : c’est exploitable. Le piège, c’est le vent d’Est : sur l’océan il devient offshore, il pousse vers le large, et par vent d’Est il ne faut pas s’engager vers le wave spot. Même sur la lagune, un vent d’Est reste offshore par rapport au cordon. Deux autres réalités tiennent ce spot à distance de l’insouciance : la passe entre lagune et océan est traversée d’un courant de marée fort — jusqu’à un mètre par seconde en flot, mesuré — et la passe elle-même est instable, ensablée, mouvante ; et il n’y a aucun secours sur place. Enfin, la lagune est une réserve protégée à plusieurs titres, où des dizaines de milliers d’oiseaux hivernent. On vient ici pour un cadre rare, une eau plate et un vent thermique d’été — mais en sachant lire la marée, le vent du jour, et le statut du lieu.
Niveau et meilleur moment
Au cœur de la lagune, par bon vent thermique et loin de la passe, c’est un terrain plutôt débutant à intermédiaire : eau plate, peu profonde — on a souvent pied — et de la place pour le freestyle ou le foil. Les sources la décrivent comme un « terrain d’apprentissage naturel ». Mais deux réserves durcissent ce niveau. D’abord, il n’y a aucune infrastructure de secours sur place : pas de bateau, on ne compte que sur soi et son binôme, surtout hors été. Ensuite, le vent est inconstant — moins fiable qu’à Dakhla ou Essaouira — et la passe à l’embouchure est traversée d’un courant fort. Près de la passe, ou par vent d’Est qui pousse vers l’océan à vagues, ce n’est plus un spot d’apprentissage autonome.
source : unplug-kitesurf.com ↗La saison vit au rythme du vent thermique et des alizés (Passat) : du printemps à l’automne, avec un pic en juillet-août où les après-midis poussent un vent exploitable. L’hiver est creux, peu de jours ventés. La lagune se travaille surtout à marée haute, quand elle se remplit. Côté eau : environ 18 °C l’hiver, 23 °C l’été ; pour l’air, de 20 °C l’hiver à 25-35 °C l’été. Combinaison : intégrale l’hiver, shorty à la mi-saison, shorty ou short l’été.
source : unplug-kitesurf.com ↗Guide d’arrivée
On arrive par la route depuis Tanger via Larache, le village étant à mi-chemin de Rabat, à environ 70 km au nord de Kénitra. Plage de sable avec parking puis courte marche. Sur place, deux plans d’eau à ne pas confondre : la lagune de Merja Zerga s’étend au sud du village, derrière un cordon sableux — eau plate, peu profonde, environ 1,5 m de profondeur moyenne ; l’océan, lui, c’est la longue plage ouverte, avec des vagues. La lagune communique avec l’océan par une passe au nord, près du village.
source : unplug-kitesurf.com ↗Le spot reste peu équipé, sans commune mesure avec Dakhla ou Essaouira. Une seule structure ressort des fiches kite, Saysay Surfshop, et l’hébergement est basique. Le village s’anime surtout l’été, avec baigneurs et vacanciers ; hors saison, c’est calme et isolé. Concrètement, on vient ici en autonomie, avec son matériel et un binôme, sans attendre l’assistance qu’on trouverait sur un spot développé.
source : unplug-kitesurf.com ↗Sécurité
Le danger numéro un, c’est la passe entre la lagune et l’océan, et le courant de marée qui la traverse. Des mesures scientifiques donnent un courant de flot atteignant environ un mètre par seconde dans les passes et sur les hauts-fonds, et des vives-eaux d’été jusqu’à 0,9 m/s — c’est fort. La passe est en plus instable et ensablée, un secteur mobile. Un kiteur déventé ou tombé près de l’embouchure peut être drainé par le courant : vers le large en jusant, vers l’intérieur en flot. La marée commande aussi le niveau d’eau de la lagune, qui se remplit et se vide : on travaille surtout à marée haute. On reste donc à bonne distance de la passe et on cale sa session sur la marée.
source : mdpi.com ↗Sur l’océan, le vent porteur souffle sideshore, du nord-nord-est ou du sud-sud-ouest, le long de la plage. Le danger directionnel, lui, c’est le vent d’Est : sur l’océan il est offshore, il pousse vers le large. Par vent d’Est, ne pas s’engager vers le wave spot ni vers l’océan ouvert — on serait poussé au loin sans secours derrière. Sur la lagune abritée, le vent peut venir de presque toutes les directions, mais un vent d’Est y reste offshore par rapport au cordon et à la passe : prudence du côté de l’embouchure. À cela s’ajoute un vent simplement inconstant — moins fiable que sur les grands spots marocains — donc des risques de lâchage à anticiper.
source : web.kite-and-windsurfing-guide.com ↗La lagune de Merja Zerga est une réserve protégée à plusieurs titres : site RAMSAR depuis 1980, Réserve Biologique Permanente depuis 1978, SIBE et zone d’importance pour les oiseaux, où des dizaines de milliers d’oiseaux hivernent. Les activités tolérées et documentées y sont non motorisées et encadrées — tours en barque guidés par les pêcheurs, kayak. Le statut du kitesurf sur la lagune n’est, lui, ni confirmé autorisé ni confirmé interdit par les sources : il pourrait être restreint ou interdit pour ne pas déranger l’avifaune. Ne jamais considérer la lagune comme un spot kite libre ; se renseigner localement, auprès du gestionnaire (Eaux & Forêts) ou des écoles, avant toute mise à l’eau. Par ailleurs, il n’y a aucune infrastructure de secours sur place — pas de bateau, surtout hors été : on ne compte que sur soi et son binôme.
source : rsis.ramsar.org ↗Bientôt, par les riders
Ces espaces se rempliront avec les retours de la communauté.