Si tu as appris à kiter au Maroc, il y a de bonnes chances que ce soit ici. Essaouira, c’est la « Wind City of Africa » : une grande demi-lune de sable sous la médina, abritée du large par l’île de Mogador, avec un alizé side-onshore qui se pointe presque tous les jours de l’année. De l’espace, un fond de sable, des écoles à chaque pas — c’est la baie où tout le monde débute. Un seul piège vit au bout : près de la médina, le vent bascule offshore, devient rafaleux, et cache des rochers sous l’eau.
Essaouira est une machine à apprendre, et Mogador en est la raison. Cette île, à un kilomètre du bord, brise la houle et filtre les courants : la baie reste propre, peu profonde, indulgente — le genre d’eau où un premier waterstart tient vraiment. Le matin, l’alizé arrive doux et side-onshore, il te repousse vers une grande plage de sable pendant que tout le spot bourdonne : écoles qui montent les ailes, cours dans le petit fond, remparts de la médina qui veillent. Puis les après-midi d’été renversent l’ambiance — le thermique cogne et la facilité du matin s’évapore, c’est précisément pour ça que les cours se prennent tôt. Ce contraste, c’est sa signature : prof patient avant midi, exigeant en milieu d’après-midi. Et quoi qu’en dise le soleil, l’Atlantique reste frais — ici la combinaison fait partie du jeu.
Spot-école de référence, mais pas en toutes conditions. Sur le gros de la baie, par vent modéré du matin, c’est un terrain d’apprentissage idéal : alizé side-onshore porteur, fond de sable peu profond, plage très large, écoles à chaque pas. Les sources le décrivent comme « parfait pour débuter ». Mais l’après-midi l’été, le vent thermique forcit fort (souvent 25-35 nœuds, rafaleux) — au-delà du niveau débutant, d’où le conseil des écoles de prendre les cours le matin. Et le secteur près de la ville (côté droit) n’est pas un terrain d’apprentissage : cross-offshore, rafaleux, rochers cachés. Hors baie, vers le sud, les vagues grossissent : terrain de riders confirmés.
source : locations.thekitespot.com ↗L’alizé de Nord / Nord-Est souffle presque toute l’année ; la meilleure période va d’avril à septembre, avec l’alizé thermique le plus fort de juillet à septembre. Force moyenne en saison 15-25 nœuds, montant souvent à 30-35+ nœuds les après-midi de juillet-août (rafaleux, surtout quand le vent passe au-dessus de la ville). L’hiver, le vent se fait plus rare mais la houle attire les surfeurs et le strapless. Détail saisonnier : printemps 12-20 nds, été 18-28 nds, automne 14-24 nds. Côté eau, l’Atlantique reste frais malgré la chaleur de l’air : 15-22 °C, une combinaison 3/2 est conseillée quasi toute l’année — ne jamais se fier à la chaleur de l’air.
source : locations.thekitespot.com ↗La plage-école est juste hors des remparts de la médina : accès très facile, la plupart des écoles sont sur place. L’aéroport d’Essaouira-Mogador (ESU) est à proximité immédiate de la ville ; alternative, Marrakech à environ 2 h 30 de route. De nombreuses écoles bordent la baie — Escape Kitesurfing, Happy Kite, Mouja Wave, Bleukite, Kitesurf Essaouira, Kiteboarding Xperience, Ion Club Essaouira, Kite Évasion — avec des cours à partir d’environ 150 € et de la location dès ~40 € la demi-journée. La plupart proposent les cours le matin, quand le vent est plus doux.
source : wannakitesurf.com ↗L’île de Mogador, à environ 1 km au large, brise la houle et filtre les vagues et les courants de l’Atlantique : dans la baie, l’eau est un clapot avec de petites vagues roulantes, plate l’été, plus formée l’hiver. Ce n’est pas du flat pur, ni un spot de vagues — un plan d’eau abrité, polyvalent. Plus au sud, vers le secteur d’Ord Omar (la « 2nd beach ») où l’effet d’abri de l’île diminue, les vagues grossissent. À environ 2 km au sud, la lagune de l’embouchure de l’Oued Ksob offre par moments un plan d’eau glassy pour quelques sessions freestyle — petit, capricieux et à l’écart de la plage-école.
source : locations.thekitespot.com ↗Le point de vigilance numéro un : près de la ville (le côté droit de la baie, vers la médina) et le matin, le vent devient cross-offshore — il pousse vers le large. Il y est rafaleux, et on y trouve des rochers cachés sous l’eau. Ce secteur n’est pas un terrain d’apprentissage : la consigne des sources est claire, éviter de kiter près de la ville. Sur le reste de la baie, l’alizé reste side-onshore et porteur. Second point : le vent thermique de l’après-midi l’été peut atteindre 30-35 nœuds et plus, rafaleux surtout quand il passe au-dessus de la ville — au-delà du niveau débutant. On garde de la marge, on privilégie le matin, et au moindre doute on reste à terre. Le danger, c’est l’offshore localisé, jamais l’onshore de la baie.
source : locations.thekitespot.com ↗Malgré la chaleur de l’air, l’Atlantique reste frais : 15-22 °C selon la saison. Une combinaison 3/2 s’impose quasi toute l’année — l’erreur classique est de partir en short par grand soleil et de prendre froid en session longue. Dans la baie, abritée par Mogador, le courant est faible (non chiffré) ; il se renforce vers le sud (2nd beach) et autour de l’embouchure de l’Oued Ksob, où le courant peut pousser vers les rochers — secteurs hors plage-école, à réserver aux conditions favorables. Enfin, la plage est très fréquentée par les baigneurs, les touristes et les balades à chameau ou à cheval : on navigue sous le vent du monde et on garde de la distance.
source : locations.thekitespot.com ↗La baie est partagée entre kiteurs, baigneurs et touristes, et aucun texte officiel de zonage kite n’a pu être obtenu : il existe vraisemblablement un partage informel des zones selon les écoles, mais rien de réglementaire à affirmer ici. Avant de monter l’aile, le réflexe utile est de demander à une école locale où la pratique est tolérée, quelles zones éviter, et l’état du jour près de la ville. À confirmer auprès du club local.
Ces espaces se rempliront avec les retours de la communauté.