Sotavento, c'est le lagon dont rêve tout amateur de flat : un long bras d'eau turquoise piégé derrière un banc de sable sur la péninsule de Jandía, qui se remplit à marée montante en un miroir peu profond où l'on a pied — l'un des plus beaux plans plats d'Europe. Puis la marée se retire et il disparaît, simplement. Ici on ne lit pas une fenêtre météo, on lit une table de marée : la pleine mer est ton créneau, et sortir du lagon, c'est entrer dans l'océan ouvert.
Oublie un instant les Coupes du Monde qu'il accueille — windsurf PWA, kite GKA — et il reste un plan d'eau étrange et magique. Un bras peu profond d'environ 4 km de long sur 200 m de large, coupé de l'océan par un banc de sable, qui n'existe qu'aux conditions de la marée. À pleine mer, il devient un miroir d'eau salée où l'on a pied (~50–60 cm), fermé et rassurant, où les écoles enseignent et où les freestyleurs s'entraînent. À la descente, l'eau se retire, le banc affleure, le fond chute — et quelques jours par mois, selon la lune, le lagon ne se remplit même pas. On le lit donc dans une table de marée avant une fenêtre météo. Le vent, c'est l'alizé thermique de nord à nord-est, aiguisé et rendu rafaleux par un Venturi entre les montagnes, jusqu'à 40 nœuds en plein été — et il souffle offshore. Tout le marché est là : le calme du lagon vient de sa géographie, pas du vent. Passe le banc de sable et l'océan reprend ses droits, l'alizé dans le dos qui te pousse au large. Sotavento est doux dans son lagon plein et sérieux partout ailleurs.
Spot à double visage. Dans le lagon à marée haute, l’eau est plate et peu profonde (~50–60 cm, on a pied), fermée par le banc de sable : terrain d’apprentissage et de freestyle, souvent décrit comme adapté à tous les niveaux et idéal pour débuter. Dès qu’on sort du lagon vers l’océan ouvert (chop, vagues, vent cross-offshore, secours conseillé), ou que la marée se retire, le spot devient un terrain pour intermédiaires et confirmés. Mai et septembre, plus modérés (15–22 nœuds), sont les mois les plus indiqués pour débuter.
source : max-haase.com ↗La saison kite va d’avril/mai à septembre, avec un cœur en juillet–août, les mois les plus ventés (rafales jusqu’à 40 nœuds) ; le vent thermique de nord peut s’installer dès février. Force moyenne 20–30 nœuds en saison, plus modérée en mai et septembre (15–22 nœuds). Mais le vrai cadran, c’est la marée : le lagon ne se remplit qu’à marée haute, donc on cale sa session sur la marée montante et la pleine mer. À marée basse il se vide et devient trop peu profond pour rider ; quelques jours par mois, selon le cycle lunaire, il ne se remplit pas du tout. Vérifier les tables de marée avant de venir. Eau 18–23 °C : shorty 3/2 ou lycra en saison, plus épais hors saison.
source : kitesurftheworld.com ↗Aéroport de Puerto del Rosario (FUE) à ~74 km ; taxi, location de voiture ou navettes via les centres kite. Parking gratuit au bord de la plage, vite bondé l’été — arriver avant 11 h. Deux pôles d’activité le long du lagon : la station nord, devant l’Hotel Meliá Gorriones (René-Egli, historiquement windsurf et kite), et la station sud à Risco del Paso (ION CLUB). Quand le lagon est plein, comptez environ 2 minutes de marche le long de la plage vers le nord, derrière le bâtiment de l’ION CLUB.
source : locations.thekitespot.com ↗Le danger n°1, côté océan ouvert, c’est le vent. L’alizé dominant de nord à nord-est souffle de la terre vers la mer : la plupart du temps il est cross-offshore, parfois jusqu’à 40 nœuds et rafaleux à cause des montagnes. En cas d’erreur, de casse ou de déventée au-delà du banc de sable, on dérive au large — d’où un service de secours en jet-ski recommandé par la plupart des centres. La sécurité du lagon vient de son banc de sable et de son faible fond, pas de la direction du vent : ne jamais s’y croire à l’abri d’un risque offshore une fois sorti du lagon.
source : locations.thekitespot.com ↗À marée descendante, l’eau du lagon se retire et le fond devient trop bas pour rider : on plante la planche dans le sable et on se blesse. Le banc de sable réapparaît, et côté océan il faut alors franchir des bancs pour atteindre la mer ouverte. Combiné au vent cross-offshore qui pousse au large, descendre vers l’océan quand la marée se retire est un piège. Règle simple : ne pas s’éloigner vers l’océan à marée descendante, rester dans le lagon tant qu’il porte.
source : kitesurftheworld.com ↗Quelques jours par mois, selon le cycle lunaire, le lagon ne se remplit pas du tout : sans marée favorable, pas de plan d’eau plat — vérifier les tables de marée avant de planifier sa session. Par ailleurs, le vent est accéléré et rafaleux par effet Venturi entre les montagnes (jusqu’à 40 nœuds en plein été) : le surtoilage est facile, prévoir une marge sur la taille d’aile. Spot très fréquenté l’été (windsurf, kite, écoles, compétitions) : respecter les zones et les priorités.
source : surfersisland.net ↗Ces espaces se rempliront avec les retours de la communauté.